Maîtrise de la peur

Si petits, 26×36 cm, aquarelle et collage sur papier d’Arches grain torchon, 2017
 
Yo les gars (j’ai écrit « les gras » en premier lieu, ahahah, les gras),
 
Je vais vous raconter ce qui m’est arrivé il y a quelques temps, peu après que j’ai décidé de désormais choper à deux mains toutes les perches qu’on me tend. Donc, vous avez déjà lu cet article sur la maîtrise de sa peur et les bénéfices qui en résultent, et je vais maintenant vous apporter des preuves de la chose, preuves AUTOBIOGRAPHIQUES, s’il vous plaît.
 
Un événement organisé par le Centre National d’Etudes Spatiales (CNES), l’European Space Agency (ESA) et d’autres entreprises et organismes est venu à mes oreilles sous forme d’un mail d’information comme on en reçoit tous un tas. Soit. J’ai lu ce mail avec quelque curiosité, puis restant intriguée jusqu’au bout, j’ai cherché des renseignements sur cet événement nommé Actinspace, parce que l’espace c’est quand même la classe et surtout que c’est merveilleusement beau. J’aime me sentir insignifiante face à l’immensité de l’Univers, toute petite, toute toute petite. Mon ego est remis à sa place grâce à ça.
 
Actinspace, je l’ai vite compris, est un hackathon. Mais, me direz-vous, qu’est-ce qu’un fuc**** HACKATON?! Alors, je ne suis pas sûre de vraiment savoir ce que c’est (lol) mais ma définition serait celle-ci: c’est un concours sur lequel on planche pendant un temps défini afin de trouver une solution à un problème ou une idée intéressante à appliquer dans la vie de tous les jours, généralement dans le domaine de l’informatique, ce qui amène souvent à créer une application novatrice sur la problématique donnée par les organisateurs dudit hackathon. Alors ce genre de challenges est surtout dédié aux développeurs, et celui dans lequel je me suis inscrite était sur le thème de l’utilisation des données de l’espace. D’you get it?
 
Autant vous dire que je n’y connais RIEN DU TOUT dans aucun de ces deux domaines. Mais je me suis rappelé que je kiffe l’espace, que j’aime toujours rencontrer des gens, que j’adore l’émulation et que monter une ou plusieurs belles petites entreprises est un de mes buts dans la vie. Beaucoup de choses convergeaient donc pour me pousser à participer. Alors je l’ai fait.
 
Arrivant au Pôle Application et Promotion de l’Innovation (API) d’Illkirch, où se déroulait notre hackathon, je me suis tout de même une millième fois demandé ce que je venais faire ici tout en riant intérieurement de cette idée que j’avais de vouloir faire des choses dans lesquelles je n’avais (a priori) aucune connaissance.
 
Grand bien m’a pris de ne pas faire marche arrière car j’y ai rencontré là toute ma petite équipe « d’outsiders« . Nous sommes trois filles et trois garçons, qui ne se connaissaient pas avant Actinspace, venant de milieux assez différents, d’âges différents, etc. Rien ne nous destinait à bosser ensemble, contrairement à la plupart des autres équipes déjà plus ou moins formées avant le début du challenge. Entre nous six, tout s’est déroulé à merveille.
 
Notre projet, au début de sa création, déclenchait les rires de ceux qui venaient observer notre travail. Nous les prenions pour des moqueries, peut-être en étaient-elles, mais quand j’y pense je n’en suis plus certaine. L’objet que nous avons imaginé est effectivement assez insolite et pousse à sourire, mais je ne vous en dit pas plus car il sera sûrement bientôt (ou plutôt dans quelques années) commercialisé. Je vous donne tout de même le challenge que nous avons choisi parmi une bonne cinquantaine d’autres: « Imaginer le nouveau Lucky Charm de Thomas Pesquet lors de son prochain voyage dans l’International Space Station (ISS) ».
 
Notre but était donc de trouver un objet pour un(e) astronaute (pas forcément français(e), car nous ne sommes pas chauvins, nooooon) en mission dans l’espace. Sachant qu’il y a tout un tas de contraintes lorsqu’on voyage dans une station spatiale: taille et poids de l’objet, pas de liquide, pas de produit inflammable, etc. Nous avons tous fait fonctionner nos cerveaux à fond et nous avons eu une bonne idée, chacun y a apporté ses réflexions et son expertise, même moi! Moi qui ai étudié le design il y a quelques années, j’ai tenté de me souvenir comment dessiner un objet à la manière des designers industriels, et le résultat n’étant pas si mauvais, j’ai eu droit à tout un tas de compliments, ce qui fait toujours plaiz. 
 
Enfin bon, tout ça pour dire qu’on a gagné Actinspace à Strasbourg. Comme ça, sans même s’en rendre compte. Je suis venue, j’ai vu et j’ai vaincu. Mais je n’aurais pas vaincu si j’étais restée chez moi, tout simplement.
 
Le travail en équipe c’est génial, quand on s’entend bien et qu’on se respecte. On va plus vite et plus loin et ça c’est beau. Nous allons nous envoler demain à Toulouse, pour les finales française et internationale du hackathon, avec notre projet et notre joie!! En plus, on a gagné des potes et un vol en parachute, tout bénef je vous dis. 
 
Voilà, j’en reviens donc au point de départ de l’article: j’avais peur de ne servir littéralement à rien durant cette compétition, mais c’était une idée erronée. On est tous utiles en quelque chose. Tâchons de nous en rappeler et la peur que nous ressentons deviendra de plus en plus faible. Mon expérience le prouve, il peut en être autant pour chacun d’entre vous. 
 
YEAH JE SUIS TROP CONTENTE.
 
Hum, voilà, à toute, merveilleuse et grande assemblée de lecteurs. Et ayez de la GRATITUDE pour cette belle journée et pour toutes les autres aussi.
 

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