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Quoi de plus, aquarelle, crayon de couleur, pastel sec, papier torchon, 2017

 
Je n’aime pas tellement le foot en général. Enfin, le sport c’est assez éloigné de mes centres d’intérêts principaux. J’aime pourtant beaucoup danser, marcher, escalader, nager, mais la compétition n’est pas faite pour moi. Par contre j’admire tous ces gens qui vont au bout de leurs compétences physiques pour devenir toujours un peu plus forts. Qui suivent un processus, j’aime les gens qui suivent des processus. Qui sont toujours en mouvement. Ils sont impressionnants tous ces conquérants, les athlètes, les chercheurs, les créateurs, il y en a plein des humains qui veulent trouver une manière d’être toujours plus accomplis et qui passent par un travail acharné et ininterrompu. Impressionnants de discipline. Je fais un peu comme eux, c’est pas si facile.
 
Le sujet de cet article est tout différent, c’est l’émulation due à la coupe du monde. Quand je vois des gens excités et contents autour de moi, ça me rend trop HAPPY. Quand on m’observe pendant un match de la coupe du monde, on pourrait croire que je suis la plus grande fan de foot qui ait jamais existé. Et pendant le match, je le suis. Alors qu’autrement, comme avoué précédemment, je m’en fous quand même pas mal.
 
C’est que ce qui me plaît le plus c’est lorsque j’ai l’impression de fusionner mon état d’esprit avec ceux autour de moi, tous ces spectateurs extatiques, concentrés comme jamais, je les trouve choux, je les trouve beaux, ils vont tous dans le même sens, ils sont tous contents quand leur équipe gagne. On ne voit pas ça tous les jours, loin de là. C’est dommage. 
 
Si notre équipe perd c’est la grosse déprime mais bon, c’est le JEU! Faudrait continuer à être unis dans la défaite, mais la défaite c’est bien moins drôle. Alors le comportement des gens redevient normal. On s’éloigne de nouveau, on se renferme, on ne rit plus à gorge déployée. Bouh.
 
C’est quand même fou comme on voit à quel point les gens ont besoin d’être connectés les uns aux autres. Ils ne se l’avoueront peut-être pas mais c’est bien là le but des événements mondiaux: le délire, la cohésion, que l’on sente qu’on est tous sur la même longueur d’ondes. Tout cela arrive tellement peu souvent… 
 
Et encore! Au début de la compétition on est chacun rivé devant son écran, on reste encore un peu timides, on n’ose pas forcément parler au voisin, en tout cas pas avant le quart de finale… Quand on arrive en demi ça va bien mieux, on se détend encore un peu plus, et si par chance (et talent) on arrive en finale et qu’on la gagne, alors là on est carrément prêt à faire des bébés à tout va et à rebâtir le monde sur de nouvelles bases, tout ça parce qu’on voit les autres kiffer et être tout aussi en phase avec leur environnement. Certes, il y a un peu de chauvinisme là-dedans, mais je suis CONVAINCUE que derrière cette exaltation de la mère patrie se cache un besoin viscéral de se sentir faire partie d’une grande communauté… 
 
Je me souviens de 98, c’est d’ailleurs un de mes souvenirs les plus vifs de jeunesse (on ne choisit pas sa mémoire n’est-ce pas, c’est elle qui choisit). Je me souviens de ma famille complètement CRAZY à danser et rire et exulter tous ensemble, c’était magnifique, et les klaxons dans les rues et les drapeaux qui flottaient et la musique partout!!! Huit ans et je sautillais comme une puce sur le canapé de mon parrain, je tapais sur les coussins de mes petits pieds. Mon père m’a réprimandé à ce moment là, alors que tout ce que je voulais faire c’était participer à la joie collective. Je me souviens que je me suis sentie mal et exclue, mais que voulez-vous, j’ai quand même continué à être contente à l’intérieur. 
 
Cette journée de 1998, même si je n’étais encore qu’une enfant, m’a fait apercevoir et comprendre que parfois on peut tous être contents en même temps et bien, juste bien ensemble grâce à une passion commune.
 
Ne crachons pas dans la soupe même si on s’en fout du foot, soutenons notre équipe, et le plus important: tentons de nous rappeler que parfois on peut bien s’entendre, même quand ce n’est pas la coupe du monde.
 
PAIX JOIE AMOOOUR MBAPPÉ.
 
 

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