Illwald et autres

Deux pétales de pavot,  aquarelle, pastel sec, stylo pointe fine, 2017
 
Me plonger dans la nature me guérit.
 
Certaines fois des gens (mais QUI sont ces gens?!) pensent me donner un conseil en me disant que je ne vis pas au bon endroit si je veux être connue et reconnue. Comprennent-ils que mes aspirations ne sont pas les leurs? 
 
Je vis dans un petit village, entourée de vignes; les champs et la forêt je les côtoie quotidiennement. Là, j’entends les cigales et tout un tas d’oiseaux. La brise entre par ma fenêtre tandis que le Soleil se couche doucement. Je n’ai qu’à tourner la tête pour que les nuages teintés de rose m’éblouissent au-dessus des arbres noirs. Vivre au rythme de la nature et en son sein me rappelle que je suis une partie de celle-ci. Parfois, quand j’en ai envie, j’enlace des arbres et je caresse leur écorce de la paume de mes mains. Parfois, je mets mon visage dans l’herbe pour la humer. Quand j’y pense ça me rend extatique!
 
J’ai vécu en ville aussi. J’aime les villes. J’aime le mouvement rapide des gens dans la rue et j’aime que mon cerveau soit titillé par d’incessants stimuli visuels. J’aime aussi beaucoup faire la fête, danser dans ces endroits où la musique me remplit et me fait presque souffrir par sa puissance. Donc je voyage, je me balade. Je suis une touriste dans les villes, et c’est une bonne chose parce que j’ai toujours à y découvrir. Néanmoins, je ne me retrouve pas enfermée en permanence entre ces murs hauts, ces espaces clos et ce béton trop froid ou trop chaud. J’éprouve ainsi un certain équilibre.
 
La pierre me semble trop impassible pour un esprit rêveur et ce corps souple qui est le mien a besoin de se mouvoir dans ce qui lui ressemble le plus.
 
Quand je suis au bord de la rivière ou dans les bois, je suis à la maison. Réconfort, douceur, âpreté. Tout est moins délimité dans la nature, les traces de l’Homme n’y sont pas aussi évidentes. L’absence de limites me ramène à ma sauvagerie, cette part de moi que je chéris tant car elle est celle que personne ne peut atteindre. Que personne ne peut froisser, celle qui me rend profondément invulnérable. 
 
Femme qui court avec les loups, la nature me sauve.
 
Et vous, sentez-vous l’esprit du vent vous transpercer de toutes parts sans que vous n’y puissiez rien faire? C’est délicieux n’est-ce pas?

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